Shiro et son père, professeur de sport à l’école secondaire et entraîneur de football, n’ont jamais vraiment communiqué. Que ce soit à l’école ou à la maison, le père a toujours mis beaucoup de
pression sur les épaules de son fils. Cependant, alors qu’on a diagnostiqué un cancer à son père, Shiro se rapproche petit à petit de lui. Les deux hommes se promettent même d’aller à la pêche
ensemble. Mais le destin ne leur en laissera peut-être pas le temps : Shiro est lui aussi atteint d’un cancer, plus virulent que celui de son père. Le plus grand souhait du fils, qui priait
auparavant pour que son père guérisse, est maintenant que ce dernier meure avant lui.
Globalement Chanto tsutaeru (en anglais Be shure to share) est un film intéressant qui se laisse regarder, mais rien de bien transcendant. La première partie du film, avant que ne soit révélé le cancer de Shiro, souffre même de quelques longueurs. Les scènes tristes sont un peu trop appuyées, donnant l’impression que Sono Sion veut nous faire pleurer là où il a décidé que les spectateurs devaient pleurer. La scène où Shiro va à la pêche avec son père frôle le ridicule mais après tout, me suis-je dit en la regardant, c’est un film donc pourquoi pas ? (ce qui m’a permis de mieux apprécier cette scène d’ailleurs).
Cependant j’ai particulièrement aimé le découpage du film en séquences ne se suivant pas chronologiquement. Cela donne du rythme au film, sans nuire à la compréhension de l’histoire. L’acteur et réalisateur Okuda Eiji, en père sévère et en homme malade, cachant ses souffrances à sa famille, rend son personnage attachant.
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