Mardi 1 septembre 2009 2 01 /09 /Sep /2009 20:13

Shiro et son père, professeur de sport à l’école secondaire et entraîneur de football, n’ont jamais vraiment communiqué. Que ce soit à l’école ou à la maison, le père a toujours mis beaucoup de pression sur les épaules de son fils. Cependant, alors qu’on a diagnostiqué un cancer à son père, Shiro se rapproche petit à petit de lui. Les deux hommes se promettent même d’aller à la pêche ensemble. Mais le destin ne leur en laissera peut-être pas le temps : Shiro est lui aussi atteint d’un cancer, plus virulent que celui de son père. Le plus grand souhait du fils, qui priait auparavant pour que son père guérisse, est maintenant que ce dernier meure avant lui.


 

Globalement Chanto tsutaeru (en anglais Be shure to share) est un film intéressant qui se laisse regarder, mais rien de bien transcendant. La première partie du film, avant que ne soit révélé le cancer de Shiro, souffre même de quelques longueurs. Les scènes tristes sont un peu trop appuyées, donnant l’impression que Sono Sion veut nous faire pleurer là où il a décidé que les spectateurs devaient pleurer. La scène où Shiro va à la pêche avec son père frôle le ridicule mais après tout, me suis-je dit en la regardant, c’est un film donc pourquoi pas ? (ce qui m’a permis de mieux apprécier cette scène d’ailleurs).

Cependant j’ai particulièrement aimé le découpage du film en séquences ne se suivant pas chronologiquement. Cela donne du rythme au film, sans nuire à la compréhension de l’histoire. L’acteur et réalisateur Okuda Eiji, en père sévère et en homme malade, cachant ses souffrances à sa famille, rend son personnage attachant.

Par Haruko - Publié dans : Cinéma japonais - Communauté : Voyages et culture Japonaise
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Samedi 29 août 2009 6 29 /08 /Août /2009 21:07

La vie de Nagamine Shigeki, un architecte de 56 ans, bascule le jour où sa fille, une collégienne, meurt après avoir été enlevée, droguée et violée. Très vite, un témoin de l'enlèvement se manifeste et la police retrouve la voiture dans laquelle la jeune fille a été entraînée de force. Les policiers enquêtant sur l'affaire interrogent Nakai Makoto, le fils du propriétaire de la voiture, mais celui-ci nie toute participation à un enlèvement. Cependant, il laisse un message anonyme sur le répondeur de Nagamine, lui dévoilant le nom des deux garçons qui ont tué Ema, et lui indique l'adresse d'un des deux, Tomozaki Atsuya. Il lui indique aussi qu'il trouvera dans l'appartement de ce dernier une vidéo du viol et de la mort d'Ema.

Nagamine sait qu'en vertu de leur âge ces deux garçons ne seront pas punis comme des adultes. Veuf depuis 2 ans, ayant perdu toute raison de vivre à la mort de sa fille, il décide de se faire justice lui-même et se rend chez Tomozaki. Il trouve la clé là où Makoto lui a dit qu'elle serait et entre dans l'appartement. Il se met à la recherche de a vidéo mentionnée sur le message qu'il a reçu, et trouve celle concernant sa fille parmi plusieurs autres, chacune correspondant au viol d'une jeune fille différente. Nagamine décide de la regarder et voit sa fille, droguée et inconsciente, se faire violer par Tomozaki et l'autre garçon, Sugano Kaiji. Les deux rient, et quand ils découvrent qu'Ema ne respire plus, ils décident de se débarrasser de son corps, sans jamais exprimer ni inquiétude ni regrets. Nagamine, terriblement choqué par les images qu'il vient de voir, décide d'attendre le retour de Tomozaki.


Quand les policiers enquêtant sur la mort d'Ema arrivent chez Tomozaki, il est trop tard : il est mort assassiné. Leurs soupçons, qui se portent tout de suite sur Nagamine, sont confirmés par une lettre qu'ils reçoivent quelques jours plus tard, dans laquelle Nagamine confirme qu'il a bien tué Tomozaki et qu'il est parti à la recherche de Sugano. Les policiers vont alors tout mettre en œuvre pour retrouver celui-ci avant Nagamine.   

Petite vidéo de Samayô Yaiba

Samayô Yaiba traite d'un sujet difficile : quelle peine infliger à des mineurs coupables de crimes violents (au Japon, on est jugé comme un adulte à partir de 20 ans) ? Le film nous montre qu'il n'y a pas de réponse simple à cette question, comme le montre l'attitude d'un des policiers, qui ne sait pas s'il doit protéger les victimes ou les lois. Terao Akira, en père meurtri, est parfait. Son visage exprime clairement les différents sentiments qui traversent son personnage : la tendresse qu'il ressent pour sa fille, la douleur qui l'envahit quand il découvre sa mort, l'horreur quand il visionne la vidéo du viol, la haine qui le pousse à vouloir tuer ceux qui ont tué sa fille, et surtout la douleur de l'injustice.

 

À noter aussi la présence du beau Takenouchi Yutaka en policier qui s'interroge sur son rôle dans la société et de Hasegawa Hatsunori, le Fujii/Makabe Yoshiyuki du célèbre drama des années 90 "The 101st proposal" (en japonais hyaku ikkaime no puropozu).

Samayô yaiba sortira au Japon le 10 octobre 2009.

Par Haruko - Publié dans : Cinéma japonais - Communauté : Voyages et culture Japonaise
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