Le groupe de rock mythique sera de passage le 7 octobre dans la Ville Reine, pour un concert unique au Massey Hall. Avis aux fans !
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Le groupe de rock mythique sera de passage le 7 octobre dans la Ville Reine, pour un concert unique au Massey Hall. Avis aux fans !
Quelle étrange histoire que celle qui arrive à cet homme dont on ne connaît le nom qu'au travers de la section "Sommation publique" à la fin du roman, parti à la recherche d'insectes des sables, et qui aboutit dans un village tout ce qu'il y a de plus mystérieux. Mystérieux et effrayant...
Alors que la nuit tombe, un vieux villageois l'amène jusqu'à une pauvre maison, habitée par une pauvre femme, pour y passer la nuit. La maison est entourée de falaises de sable, isolée dans un trou et la femme qui l'habite, 30 ans environ, ne serait pas si mal si elle n'avait pas cette inflammation des yeux.
Mais ce qui ne devait être qu'une nuit se révèle en fait être un enlèvement : l'homme a été fait prisonnier pour aider la femme à lutter contre le sable qui menace de détruire sa maison. L'homme ne peut pas accepter sa nouvelle condition si facilement et décide de tenter de s'échapper, même si cela doit lui prendre des mois...
Bien évidemment, la lecture d'un tel roman nous amène à nous poser les questions suivantes : "Qu'est-ce que le sable symbolise ? De quel prison l'auteur veut-il nous parler ?". Abe Kôbô avait sans doute quelque chose de précis en tête, mais il est bien difficile de dire quoi. Cependant, chacun de nous, lecteurs, peut facilement transposer ce qu'il cherche à fuir dans cette histoire. Ainsi, pour moi, l'homme prisonnier des sables cherche à fuir la société de consommation. Ce n'est probablement pas ce qu'Abe Kôbô voulait symboliser mais c'est ce que je peux imaginer en tant que lectrice de 2010.
Je ne pourrais conclure cette revue de "La Femme des sables" sans parler du choix de traduction pris par Georges Bonneau : traduire au plus proche du texte japonais original. De prime abord, cela donne un français moins naturel et qui pourrait être considéré comme compliqué ou lourd par certains lecteur. Mais cela aussi nous donne la chance d'être au coeur de la pensée de l'homme telle qu'Abe Kôbô l'a transposée.
Alors que je prépare mon premier voyage au Japon (enfin !), je me suis intéressée à quatre guides touristiques, deux sur le Japon en général, un sur Tôkyô et le dernier sur Kyôto.
Les deux guides généraux ("Japon" de la Bibliothèque du voyageur Gallimard et "Japon" des Guides de voyage du National Geographic) se ressemblent beaucoup. Ils sont tous deux divisés en région, et présentent les principaux attraits de chacune d'elle. Cependant, j'ai préféré le guide du National Geographic, qui semble proposer des parcours plus atypiques et qui, surtout, ne traduit pas les noms de lieux japonais en anglais. Sur ce coup-là, je me demande vraiment ce qui est passé par la tête des éditeurs chez Gallimard.
Le livre sur Tôkyô vient de la collection "Eyewitness travel", l'équivalent anglophone de nos guides "Voir". Comme tous les guides de cette collection, il propose de nombreuses illustrations couleur (photos, plans) fort intéressantes et attractives, qui rendent la lecture des informations touristiques relativement aisée. Mais c'est là le seul attrait de ce guide, car le livre est un peu mince et toutes les informations qu'il contient peuvent être trouvées dans un des deux guides généraux que j'ai consultés.
Enfin, le plus imbuvable des quatre guides : celui sur Kyôto, de chez Lonely Planet. Hormis quelques pages de photos, que du texte et quel texte ! Une succession d'informations très pratiques, trop pratiques. Ce guide peut néanmoins être utile à ceux qui veulent organiser leur voyage dans les moindres détails.
Ainsi, je pense qu'un bon guide généraliste comme celui proposé par le National Geographic peut-être amplement suffisant, histoire de connaître les immanquables d'un voyage au Japon. Pour le reste, on peut laisser faire le hasard, qui paraît-il fait bien les choses. Voyager, c'est aussi être surpris.
Les gens de la rue des Rêves, ce pourraient être ces gens que l'on croise tous les jours dans nos vies quotidiennes, ces commerçants que l'on ne voit plus à force de les voir. C'est à la rencontre de ceux d'Ôsaka que Miyamoto Teru nous invite, nous montrant des sentiments et des réalités insoupçonnés, cachés derrière des visages rébarbatifs et des réputations parfois effrayantes.
Ainsi la vielle marchande de tabac. Qui se doute que la vieille à la boutique miteuse se soucie des hirondelles qui ont fait leur nid au-dessus de son magasin ? Qui connait sa souffrance d'avoir perdu son fils à la guerre ? Ou encore les frères Tatsumi, de la boucherie, que les autres habitants de la rue des Rêves surnomment à leur insu Boeuf-Rouge et Boeuf-Noir. Qui irait imaginer que l'aîné, violeur ayant un temps entretenu des liens avec les yakuzas, songe sérieusement, par amour, à se faire enlever le tatouage qui lui couvre le dos ? À l'inverse, qui irait imaginer que la douce Mitsuko, employée du salon de coiffure, cache une boîte à bijoux trouvée par hasard et jamais rendu à son propriétaire ?

Les personnages dépeints par Miyamoto Teru, malgré (ou serait-ce plutôt grâce à ?) leurs défauts et parfois leur monstruosité, ont tous quelque chose
qui nous les rend attachants : leur humanité. De beaux personnages, complexes comme je les aime et une belle découverte que cet auteur, dont l'oeuvre semble malheureusement peu traduite en
français.
Quel ouvrage intéressant et quel dommage qu'il n'y en ait pas beaucoup d'autres identiques ! Et pourtant, l'idée est simple et existe déjà pour d'autres langues que le japonais : sur la page de gauche, le texte en japonais ; à droite, sa traduction la plus littérale possible en anglais ; enfin, en bas, le vocabulaire... tout le vocabulaire !
Le responsable de ce livre a choisi trois nouvelles importantes de la littérature japonaise, trois nouvelles qui sont, de manière surprenante, plutôt faciles à aborder. La première est une version courte de "Pays de neige"(雪国) de Kawabata Yasunari (川端康成). Quand on connaît l'histoire de "Pays de neige", la version japonaise de la nouvelle ne pose que très peu de difficultés (principalement les kanjis). La deuxième nouvelle de ce recueil nous vient de Mishima Yukio (三島由紀夫) et s'intitule "Patriotisme" (憂国). Rien à faire en ce qui me concerne : que ce soit en français, en anglais ou en japonais, je n'arrive pas à aimer ou au moins à apprécier Mishima et son style. J'ai donc passé par-dessus cette nouvelle et ne peut juger son degré de difficulté. Enfin, l'ouvrage se termine avec la célèbre nouvelle de Tanizaka Junichirô (谷崎潤一郎), "Le secret" (秘密), qui est probablement la plus abordable des trois nouvelles proposées.
Excellente initiative de Gilles Murray, et on aimerait trouver plus de livres bilingues japonais-anglais (et mieux, japonais-français). Juste un petit bémol concernant la présentation des textes : l'absence de furigana, particulièrement sur d'anciens kanjis, oblige fréquemment à baisser les yeux sur la liste de vocabulaire, faisant parfois perdre le fil du texte.
| Mai 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | |||||
| 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | ||||
| 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | ||||
| 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | ||||
| 28 | 29 | 30 | 31 | |||||||
|
||||||||||